Portrait de b<>comien : Rencontre avec Jalil Boukhobza

Maître de Conférence à l’Université de Bretagne Occidentale, Jalil Boukhobza collabore depuis 4 ans, en tant que mis à disposition, avec les équipes b<>com du laboratoire Cloud Computing. Rencontre avec un des pionniers de l’aventure b<>com.

Peux-tu nous présenter ton parcours ?

Après une école d’ingénieur en électronique en Algérie et une thèse dans le domaine du stockage à l’université de Versailles, j’intègre, en 2006, l’Université de Bretagne Occidentale comme Maître de Conférences. Je poursuis en parallèle des recherches sur les systèmes de stockage à base de mémoire flash pour le labo Lab-STICC. Je rejoins les équipes b<>com, à hauteur de 20% de mon temps de travail, au tout début de l’aventure en 2013 pour participer au premier projet cloud de l’IRT. Le but étant d’investiguer l’intégration des mémoires flash dans des plateformes de cloud computing. J’ai également passé six mois, l’année dernière, à l’école polytechnique de Honk-Kong, dans le cadre d’un congé-recherche.

Peux-tu me présenter l’équipe dans laquelle tu travailles et tes recherches ?

Chez b<>com, je travaille aujourd’hui sur la mise en place d’une plateforme de collaboration entre datacenters privés. Concrètement, un fournisseur d’infrastructure de cloud privé pourra mettre à disposition sur notre plateforme les ressources non utilisées en interne et les proposer à d’autres utilisateurs. Au sein de l’équipe, mon travail consiste à étudier les ressources utilisées, plus particulièrement le stockage et d’en optimiser l’utilisation. Nous sommes une quinzaine de personnes à travailler sur ce projet dont la grande majorité est à Rennes. Etant moi-même basé à Brest, nous interagissons principalement par messagerie instantanée ou par e-mails, mais cela ne pose aucun problème. J’essaye par ailleurs, de me rendre physiquement à Rennes une fois par mois.

Qu’est-ce qui t’as le plus séduit chez b<>com ?

Au-delà de la bonne ambiance, je dirais sans hésiter la mixité ! Les gens chez b<>com sont issus de structures très différentes : start-up, universités, entreprises industrielles… Une fois chez b<>com, et quelle que soit sa structure d’origine, on se retrouve tous sur un pied d’égalité et avec le même but : faire aboutir un projet commun. Ces rencontres sont, par ailleurs, très enrichissantes car elles permettent une confrontation scientifique, la mise en perspectives des idées mais également de se remettre en question !

Je dirais également les moyens mis à disposition par b<>com. Qu’ils soient humains ou matériels, ils sont considérables, appréciables et permettent d’avoir toutes les cartes en main pour mener à bien les projets. Je pense notamment aux plateformes expérimentales. Elles nous permettent de tester et valider nos solutions. Dans un cadre exclusivement académique, les efforts nécessaires pour obtenir les mêmes moyens seraient beaucoup plus importants.

Quels sont pour toi les bénéfices du modèle b<>com ?

Travailler chez b<>com, c’est voir ses recherches transposées en applications concrètes. Les projets de recherche sont pilotés par des besoins industriels et on travaille sur les technologies industrielles actuelles. Dans un contexte académique pur, les recherches sont basées sur la levée des verrous scientifiques alors que dans le modèle b<>com, nous veillons à l’utilisabilité de nos recherches, à mettre en application nos solutions.

L’intégration dans une équipe globale composée d’experts dans des domaines complémentaires est également très appréciable. Si on prend un exemple concret, mes recherches se concentrent sur le stockage des données. Je collabore au quotidien avec des spécialistes du cloud très au fait de l’actualité de leur domaine. Au final, cela me permet de mettre mes solutions en œuvre sur les dernières plateformes cloud conseillées par les experts de mon équipe ce qu’il me serait impossible de faire si je travaillais de manière isolée.

Si on fait le bilan de ces premières années chez b<>com ?

Très positif ! J’y suis toujours donc je pense que cela veut tout dire ! Et je souhaite poursuivre la collaboration. Un livre a d’ailleurs vu le jour de ces 4 années de collaboration. Débuté en solo, sur le thème de la mémoire flash, cet ouvrage s’est finalement révélé être un vrai travail d’équipe avec des personnes de l’IRT ! Il n’est pour l’instant disponible qu’en anglais mais une version française doit sortir cet été.