Portrait de b<>comien : Rencontre avec Cédric Gueguen

Passionné depuis toujours par les sciences, Cédric travaille à améliorer les communications sans fil. Mis à disposition par l'IRISA, il nous fait part de son expérience au sein du domaine "Réseaux & Sécurité" chez b<>com.

Cédric, peux-tu nous présenter ton parcours ?

Avide de sciences depuis toujours, j’ai intégré l’Université Pierre et Marie Curie (Paris 6) en licence de Physique après un BAC S. J’ai ensuite choisi de poursuivre en Master Informatique avec une spécialisation « réseaux ». Souvent mal connu, ce domaine permet d’aborder des problématiques très différentes et de mixer mathématiques, physique et programmation. La recherche m’est ensuite apparue comme une évidence et j’ai poursuivi par une thèse sur l’Allocation de Ressources dans les réseaux sans fil. Depuis, 2011, je suis Maître de Conférence à l’IRISA qui est une unité de recherche en informatique et systèmes aléatoires, rattachée à l’Université de Rennes 1

Sur quelles thématiques de recherche travailles-tu chez b<>com ?

Je suis rattaché au laboratoire Interfaces Réseaux et suis mis à disposition par l’IRISA à 60%. Je travaille principalement sur l’amélioration des communications radio et notamment sur la façon dont les différentes cellules (connexions téléphoniques, Wi-Fi…) s’imbriquent pour arriver à une solution optimale. J’encadre, par ailleurs, la thèse de Malo Manini qui est dans le prolongement de ma propre thèse. L’enjeu est d’améliorer les communications sans fil : augmentation des débits, réduction des délais, réduction de l’énergie consommée dans une optique de rationalisation des batteries ou encore agrandissement de la zone de couverture.  

Est-ce que tu as un rituel chez b<>com ?

Effectivement, j’aime les « cafés-débats » sur la terrasse de b<>com ! Aléatoirement, je propose à un de mes collègues de monter avec moi sur la terrasse au 5ème, on lance un sujet lambda et on confronte nos idées. Ces échanges sont toujours très intéressants car mon interlocuteur n’a souvent ni le même avis, ni le même background que moi ! C’est une autre façon de travailler et ça débouche fréquemment sur de vraies idées pour le labo.

Qu'est-ce qui te plait chez b<>com ?

Chez b<>com, j’aime travailler avec des gens issus de plusieurs univers (académique, industriel…) avec des connaissances différentes et souvent complémentaires, avec des visions différentes. Pour renforcer ce que je disais à l’instant, les « b<>comiens » sont toujours ouverts au débat et c’est ce qui permet d’aboutir à des solutions constructives. C’est essentiel dans notre métier de chercheur de savoir prendre de la hauteur. 

Quels sont les points forts du modèle b<>com ?

Réussir à créer des synergies en faisant travailler ensemble des gens ouverts, compétents et issus d’univers différents. Ce modèle permet la création de solutions novatrices et efficaces. Par ailleurs, le modèle b<>com favorise la réelle collaboration. L’idée n’est pas seulement que chaque brique fonctionne indépendamment mais bien que le tout fonctionne ensemble. 

Quelles différences culturelles entre l'IRISA et b<>com ?

Clairement, il s’agit de deux mondes différents. J’ai toujours voulu faire de la recherche dans le but d’améliorer de manière substantielle les choses, ce qui demande, souvent, de changer de paradigmes. C’est tout l’objet de la recherche fondamentale. Chez b<>com, je suis confronté à cette même problématique d’amélioration substantielle mais avec des contraintes temporelles et technologiques qui requièrent de respecter certaines normes. L’idée est d’aboutir à des solutions qui répondent à un besoin industriel immédiat. C’est un challenge au quotidien pour un chercheur académique comme moi !