La Ultra Haute Définition de b<>com pour une expérience télévisuelle immersive

Fred Pieau
Le 10 octobre, b<>com accueillait dans ses locaux Louis Gallois, Commissaire Général à l’Investissement, dans le cadre du 1er Forum National des IRT. L’occasion idéale pour présenter les domaines de recherche de notre institut dédié au numérique.

Pour le domaine Images, ce sont Danièle Cloâtre, Chef de projet et Xavier Ducloux, spécialiste de la compression, qui ont présenté le contexte des travaux lancés ; travaux ayant pour objet principal de transformer notre expérience utilisateur. Au coeur de ces recherches, le laboratoire AMC, piloté par Jean Yves Aubié, s'intéresse à l'acquisition, la modélisation et la compression de contenus hypermédias. 3 axes sont privilégiés par le laboratoire : la 3D sans lunettes (multivues ou holographique), le son spatialisé 3D et la vidéo 2D Ultra Haute Définition (UHD). C’est cette dernière thématique que b<>com a choisi d'illustrer lors du Forum des IRT.2 écrans illustrent les nouveaux formats d'images UHD et les effets du décodage en temps réel

Danièle Cloâtre nous explique comment b<>com ambitionne d’aller aller plus loin dans le développement de ces nouveaux formats vidéos en améliorant encore la qualité et le réalisme des images ainsi qu’en réduisant la complexité de compression des vidéos.

Pouvez-vous nous décrire le dispositif installé ?

"Un écran UHD de 84 pouces (2m de diagonale) diffusait à une fréquence de 60 images/secondes (soit 2 fois plus que les standards actuels US) des vidéos UHD devant Louis Gallois. Ces contenus, produits dans le cadre du projet collaboratif 4Ever, permettent de se rendre compte de la qualité et la précision des images."Une expérience enrichie grâce à la technologie UHD : de la captation à ma diffusion

Quel est l'apport principal de la UHD ?

"On gagne clairement sur la sensation d'immersion. Selon les vidéos diffusées, on distingue les projections de terre battue lors d’un match du tournoi de Rolland Garros. L’impression de relief est surprenante au visionnage d’un acte de l’opéra La Traviata. C’est aussi la précision et le contraste des couleurs qui accompagnent le visionnage d’un concert de musique classique dans une église : les réactions des téléspectateurs sont très parlantes. Pour pouvoir profiter pleinement des performances offertes par ce nouveau format, notre laboratoire travaille à améliorer encore le réalisme et le contraste des vidéos afin de rendre plus perceptibles les bénéfices de cette technologie, notamment pour celles à fort mouvement."

Quels sont les défis de l'encodage pour cette nouvelle génération d'images ?

"Ces formats vidéo toujours plus riches ne pourront être déployés massivement que s’ils prennent en compte les réalités économiques comme la limitation de la bande passante . Nous travaillons ainsi à l’optimisation de la compression des images. D’abord grâce aux recherches autour de la norme de compression HEVC (High Efficiency Video Coding). Publié début 2013, ce standard offre un gain de 50% par rapport au standard MPEG4-AVC actuellement déployé pour la diffusion de contenus vidéo, c'est-à-dire une qualité d’images comparable nécessitant 2 fois moins de débit. Il permettra un déploiement de la Haute Définition sur tout type de réseau, en particulier en mobilité, et favorisera l’émergence de l’Ultra Haute Définition. La contrepartie des performances de ce standard est la complexité de sa construction. Grâce à nos travaux sur la réduction de complexité du codeur Ultra HD HEVC, nous offrirons la possibilité à nos industriels de développer des produits plus compacts et plus économiques à un horizon de 3 ans. Ce sont les apports de ces travaux qui sont démontrés sur le 2ème écran. On y constate que les effets d’une réduction de la complexité de calcul (division par 3) n’a aucune incidence sur la qualité du rendu."Pour les industriels : une diminution de la taille des équipementsEn conclusion, cette journée du 10 octobre a permis aux invités d’apprécier, avant sa mise sur le marché, les bénéfices de l’Ultra Haute-définition. Les équipes du domaine Images ont démontré qu'ils œuvraient à faciliter l’industrialisation de ces nouveaux formats tout en explorant de nouveaux axes de recherche. Un seul objectif : offrir encore plus de réalisme et de richesse aux contenus audio-visuels.