Droit à l'oubli : rejoignez le débat

Au cœur des débats depuis plusieurs mois, le droit à l'oubli n'a pas fini de faire réagir. Retour sur l'actualité de la semaine...

Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), se réjouit de la décision européenne imposant un droit à l’oubli numérique, nouvelle arme à disposition des citoyens.

Google tiendra dès mardi une série de réunions dans les capitales européennes. Et si la justice était le meilleur rempart du droit à l'oubli ?

Google a reçu des dizaines de milliers de demandes de déréférencement, le président de Wikimedia France alerte sur les dangers d'une telle décision. Interview.

Législation : Google inaugurera demain une série de tables rondes afin de débattre de la mise en application du droit à l’oubli au sein de l’Union Européenne. Ces réunions auront lieu dans différentes capitales européennes, dont une à Paris le 25 septembre.

Le 13 mai 2014, la Cour de Justice de l'Union européenne se prononçait en faveur de la reconnaissance, sous conditions, d'un droit à l'oubli numérique. Plus précisément, la Cour affirmait qu'un traitement initialement licite de données personnelles exactes, peut devenir avec le temps incompatible avec le droit en vigueur lorsque ces données apparaissent inadéquates, pas ou plus pertinentes ou excessives au regard des finalités pour lesquelles elles ont été traitées et du temps qui s'est écoulé.

 

Le débat est également lancé dans <x>perience, notre nouvelle zone participative dont le premier thème est le droit à l'oubli. La semaine a été riche en contributions et likes. Déjà plusieurs dizaines de réponses au sondage ont été récoltées ! Retour sur les échanges d'hier :

"Thank you Sylvain for your relevant comment! Yes personal cloud could be part of the solution to save your digital life and control it at the same time. Challenge will be the confidence of such services delegates to a third party and the risk to centralize it (see recent problems with icloud. ) In addition the main feature that is running out is easy sharing. With your photos it is cool to backup them but you also want to share them and that's why services like facebook or instagram are so popular. However I don't like your expression "numeric brain memory", I am thinking of Google research and the dream to replace human brain by machines? Are we ready to leave our humanity to machines?
http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-2344398/Google-futurist-claims-uploading-entire-MINDS-computers-2045-bodies-replaced-machines-90-years.html
Emilie Sirvent-Hien

"Hi Emily, thanks for your intervention. I agree that most of people and specially young one may not realize what impact that a publication of an opinion or a media file could have later on you in your "real life". Nowadays with the arriving of cloud services, people does not feel that they control their own datas. The "cloud" itself is not well a known process and may be misunderstood by people who are just consummers not concerned by I.T. People may regret their actions at a time and should have the right to be forgotten. When you publish a picture on a social network, it is very often archived on their servers and it is very hard to remove it. One alternative process would be for people to have their own private cloud or numeric space that would play the role of their "numeric brain memory". So for using social networks, those last would ask you to grant access to the picture you want to publish for the time you decided. Moreover it would give a sense for people to use "cloud" and have the feeling to control their move on Internet. Regards"
Sylvain Bié

"Le droit au non référencement − ou au déréférencement § par les moteurs de recherche doit devenir une obligation absolue, de la même manière qu'il est possible pour un particulier de figurer sur la "liste rouge" des télécoms. Quant à ceux qui hurlent à la censure et à l'empiètement sur la liberté d'expression, ils offrent un spectacle lamentable tant leur puérilité fait peine à voir. Les moteurs de recherche ne sont rien d'autre que de viles agences publicitaires mal déguisées."
Anonyme

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