Coup d'oeil sur l'Eye Tracking Day 2015

Recherche, études marketing, santé… Point sur l’eye tracking depuis Bruxelles où avait lieu la 3ème édition de l’Eye Tracking Day avec Amine Kacete du laboratoire Interactions Immersives de b<>com.

L’eye-tracking ou l’oculométrie est l’ensemble des techniques qui permettent d’analyser, d’étudier les mouvement oculaires via différents dispositifs : caméras, lunettes équipées de capteurs, etc.

L’eye-tracking est très utilisé pour optimiser l’ergonomie en Web Design mais également dans les domaines de la médecine, de la psychologie, du marketing, des jeux vidéos, dans le secteur de l’automobile pour améliorer la sécurité et détecter les premiers signes de fatigue.

Événement unique en son genre, l’Eye Tracking Day réunit tous les ans, les principaux acteurs de l’oculométrie pour une journée d’étude et d’échanges autour des nouveautés du domaine.

Co-organisé par b<>com grâce à l'investissement de Jean-Marc Diverrez du laboratoire Usages et Acceptabilité, ce rendez-vous offre aux professionnels du secteur un panorama complet des dernières évolutions techniques, permet de partager expertise et connaissances et d'échanger sur le futur de l'eye-tracking.

Amine Kacete, doctorant au sein du laboratoire Interactions Immersives de b<>com présentait pendant l’Eye Tracking Day 2015, les avancées obtenues sur un algorithme permettant d’accroitre les performances et de diminuer les coûts des dispositifs d’eye-tracking. Il revient pour nous sur sa présentation : 

Amine Kacete : "Il existe aujourd’hui différents dispositifs d’eye-tracking : les systèmes déportés (lunettes par exemple), sont assez onéreux, et les dispositifs fixes : capteurs infrarouges ou RGB (caméra) dont les coûts varient suivant le niveau de précision souhaité.

Les dispositifs fixes présentent de nombreux verrous technologiques : distance limitée par rapport au sujet, conditions d’éclairage controlées, nécessité pour l’utilisateur de rester face au capteur et d’éviter les mouvements de tête… ce qui rend impossible certaines études, notamment avec les enfants.

L’algorithme que nous développons avec le laboratoire Interactions Immersives est très robuste. À l'aide d'une simple webcam, il facilite la détection de la position de la pupille en temps réel, à une distance d’1m 50 à 2 m, dans des conditions d’illumination défavorables, sans être gêné par les mouvements de tête.

Cette brique logicielle sera utilisée dans un dispositif global d’estimation de regard en développement chez b<>com."

Quels seront les bénéfices pour les utilisateurs ?

Amine Kacete : "Je vois deux apports principaux :

  • Offrir des dispositifs robustes et low cost à partir de simple caméra RGB. Ce qui présente une importante économie de coût, facilite la généralisation de l'eye tracking...
  • Obtenir des données plus fiables : l’utilisateur peut conserver une liberté de mouvement devant le capteur et être plus naturel : possibilité de bouger la tête, éloignement du capteur plus important, etc."

Quels sont tes impressions sur l’Eye Tracking Day 2015 ?

Cela permet de recueillir un feedback concret des usages, de mieux cerner les besoins et les attentes. Nous avons échangé avec des scientifiques qui travaillent sur le comportement des enfants, pour eux il n’est pas envisageable de travailler avec des capteurs infrarouges et ils nous ont confortés dans nos choix et orientations.

Nous avons également rencontré des développeurs travaillant dans des Start Ups qui ont des attentes très spécifiques…

Cela permet d’imaginer de nouveaux cas d’usages et donne beaucoup d’idées sur l’eye tracker de demain, c’est très encourageant !