3 questions à un membre : Mitsubishi

A l’automne 2016, MERCE, le centre Rennais de recherche de Mitsubishi Electric Europe s’engageait avec b<>com pour le développement des futures générations de solutions de communication. 18 mois plus tard, nous avons interrogé Franck Marti, Directeur Général de Mitsubishi Electric R&D Centre Europe (MERCE), pour faire le point.

Pouvez-vous nous présenter MERCE ?

Le centre de recherche de Mitsubishi Electric en Europe a été créé en 1995, au milieu du campus scientifique de Rennes. Constitué d’une cinquantaine de chercheurs hautement qualifiés, le centre concentre ses recherches dans deux grands domaines que sont les communications et la conversion d’énergie. En tant que centre européen, nous collaborons avec beaucoup d’acteurs académiques et industriels de notre écosystème. A Rennes bien évidemment, mais aussi partout en Europe. En termes de recherche, notre axe principal s‘appelle l’anti-fragilité. Dans l’échelle de la fiabilité, c’est ce qu’on imagine être le but ultime. Nous avons deux pôles recherche principaux. Le premier concerne les systèmes de communication et de traitement de l’information. Tout l’enjeu est d’inventer des solutions performantes en termes de sécurité et de fiabilité dans un monde de plus en plus connecté et vulnérable. Aussi, nos équipes, principalement composées de mathématiciens, réfléchissent à la conception d’architectures de réseaux de très haute technicité pour des domaines comme le ferroviaire, les nano-satellites ou l’industrie. Par ailleurs, cette activité contribue beaucoup aux normes européennes et internationales (ETSI, 3GPP…). Le deuxième axe de recherche concerne quant à lui les systèmes d’électronique de puissance. L’objectif est ici de concevoir des systèmes plus intégrés et plus robustes pour répondre aux enjeux du 3ème millénaire.

Pourquoi avoir rejoint b<>com en tant que membre actionnaire ?

Pour 2 raisons principales. Tout d’abord, l’implication forte de b<>com sur la 5G. Nous travaillons nous-mêmes autour des thématiques 5G sur des sujets très verticaux (ferroviaire, industrie, satellite, automobile) où la criticité des communications est un enjeu majeur. Pour un groupe comme Mitsubishi Electric, la 5G n’est plus seulement une nouvelle génération de réseaux mobiles, mais une promesse pour répondre à ce besoin de haute-criticité.

La deuxième raison est l’opportunité de mutualiser les efforts de recherche. Autant sur certains sujets, nous conservons la recherche en interne, autant sur d’autres problématiques, nous avons tout intérêt à partager avec d’autres industriels et institutions académiques et à mettre ensuite nos résultats en commun. L’intérêt du modèle b<>com est de proposer une plateforme permettant cette mutualisation en offrant des laboratoires et espaces de travail collaboratifs au sein d’un même campus et ce faisant, d’accélérer les développements par l’intelligence collective. Concrètement, si on considère le cas de la 5G, nous sommes plusieurs membres intéressés par cette thématique mais avec des applications cibles différentes d’où l’intérêt de mutualiser les efforts.

Li Qianrui et Viet-Hoa Nguyen de chez Mitsubishi travaillent au sein du labo Interfaces Réseaux chez b<>com

Comment se concrétise cet engagement ?

Deux ingénieurs de Mitsubishi Electric sont aujourd’hui intégrés au laboratoire Network Interfaces de b<>com. Ils collaborent avec les équipes de l’IRT autour de la 5G et du massive-MIMO. Concrètement, ils travaillent à la modélisation de systèmes radios et l’amélioration d’un simulateur ; les deux fonctionnant en synergie pour obtenir rapidement des prévisions de performance de la couverture 5G. Récemment, les travaux se sont étendus à la réalisation de modules de traitement de signal embarqués. De manière générale, la collaboration se déroule bien et nous sommes sur une bonne dynamique !